Nostalgie et Sciences-fiction !

Nostalgie et Sciences-fictions !

 

Agé de dix ans à l'époque, je stagnais souvent le soir devant les VHS Star Wars de mon père. L’envie me prit un soir d’en mettre une, je m'installai donc après avoir enclenché le magnéto et regardai silencieux le film.

 

Deux-trois pauses pendant le film pour grignoter et le film se finit. Alors que le rembobinage s'enclenchait, je restai figé un instant. La k7 s'éjecta, je la remis en place et retournai dans ma chambre.

 

Cette nuit je fis un rêve un peu trop réel à mon goût. Secoué violemment, je sortis de ma torpeur et fis de gros yeux ronds, je n'étais plus dans mon pyjama mais dans une étrange tenue. Du coté gauche, j’arborais les couleurs des rebelles, du coté droit celles de l'empire.

 

Sur le moment, n'ayant vu que l'épisode IV, je me plaçai du coté des rebelles, qui m'équipèrent en me disant qu'ils n'allaient pas tarder, je ne compris pas sur l'instant mais écoutai avec attention.

 

Le moment venu je les suivis, me retournant je vis ma chambre s'éloigner et tout se changea en coursive d'un vaisseau. Un soldat m'indiqua sur un plan où je devais me rendre et j'acquiesçai en armant mon blaster. Deux soldats m’encadrèrent et me suivirent, me saluant d'un signe de tête.

 

Nous partîmes sur la gauche. Nous devions rejoindre deux droïdes et une femme pour les protéger, je n'en savais pas plus mais bon, j'étais un futur héros… Je donnai mes ordres par signes, ils obtempéraient aussitôt. Nous avancions avec méthode et éliminions les troopers que nous croisions.

 

Notre objectif était en vue après plusieurs minutes de progression. Nous rejoignîmes la femme.  Les deux hommes la saluèrent, je fis un signe de tête et me remis à un couloir pour observer, blaster épaulé. Nous reprîmes la route, avec pour consigne de la guider aux capsules d'évacuation.

 

Une explosion me sépara du groupe, par la com je leur ordonnai de continuer et que je ferais un détour. Je progressai en éliminant les assaillants qui apparaissaient quand soudain, une sensation de brûlure et puis une douleur au visage, pourtant je ne saignais pas.

Je sortis de ma torpeur et me retrouvai nez à nez avec mon père qui venait de me retourner une trempe en m'accusant de l'avoir frappé à la tête, je me confondais en excuses et me vis ordonner un retour sec à ma chambre.

 

Je partis penaud et une fois dans le couloir cela recommença.  J'atteignis ma chambre en combattant, et le Seigneur Noir était là tenu en joue par les rebelles. Il eut ces quelques mots :

 

Le monde du rêve est à tous et ton imagination est la plus forte, ne l'oublie jamais.

 

Je me réveillai en sueur et me levai en hâte. Après un passage à la douche, mon père me salua et je l'observai en silence. Pas de trace du coup porté la veille. Toujours dans mon silence, je finis par lui demander si je pouvais lui raconter mon rêve.

 

Il me regarda haussant un sourcil mais acquiesça, et tout en mangeant m'écouta. Moi-même je déjeunai, et après une vingtaine de minutes, j'eus fini et le lui signifiais. Il me regarda sans expression avant de me dire :

 

Ton imagination est forte et est une arme qui pourra toujours t'aider dans la vie, sois-en fier.

 

Je lui dis merci pour l'écoute dont il avait fait preuve et finis mon repas avant de me préparer pour filer aux cours jusqu'au soir. Encore aujourd'hui cette phrase m'obsède mais pourtant d'année en année il me semble la comprendre.

 

Je ne suis pas un écrivain ni un poète, je suis juste quelqu'un qui aime faire rêver en écrivant et je remercie ceux qui me lisent.